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Gabon

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Statistiques

Au Gabon, l'éducation des enfants laisse à désirer

Une journée d'école au Gabon


Statistiques

Population : 1 300 000 habitants
Densité : 4,6 habitants au km2
Indice de fécondité : 6 enfants, en moyenne, par femme
Espérance de vie : 52,4 ans
Taux de mortalité infantile : 87 sur 1000
Produit intérieur brut (PIB) : 5 milliards de $US en 2002
Dépenses pour l'éducation : 2,9% du PIB
Dépenses pour la défense : 2,2% du PIB
Analphabétisme - hommes : 26, 3%
Analphabétisme - femmes : 46,7%

La population est constituée de 2% de musulmans, 12% de catholiques et de protestants, et de 50% d'animistes. le restant de la population étant non confessionnel.*

* Agence de presse Syfia International, 2002.

Au Gabon, l'éducation des enfants laisse à désirer

Quelques faits :

Les enfants d'âge scolaire ont des tâches ménagères à faire tous les jours pour aider leurs parents.

Les filles ont les mêmes chances que les garçons, mais elles sont souvent enceintes très jeunes (vers 14-16 ans), faute de contraceptifs et d'informations à ce sujet.

Priorité : terminer les études secondaires. 2% des filles iront à l'université, alors que 6% des garçons bénéficieront d'une éducation supérieure.

Les enfants plus pauvres ne mangent pas avant d'aller en classe et doivent attendre le retour à la maison, à midi ou même seulement le soir.

Les enseignants ne sont pas toujours bien formés et compétents. Ce problème est accentué par le nombre d'enfants par classe, qui peut aller jusqu'à cent, et le manque de matériel scolaire.

Les bancs, les tables, l'espace, les tableaux et les livres font défaut pour enseigner. Ainsi, dans certaines écoles, les enfants vont en classe en alternant les groupes ou s'assoient parterre pour suivre les cours.

Le gouvernement gabonais prévoit des réformes en la matière. Mais, malheureusement, le Gabon est en crise économique depuis la chute des prix du pétrole et la fin de l'exploitation de l'uranium. Il prévoit relancer son économie par la vente du bois qui recouvre 85% de son territoire. D'ici là, l'éducation n'est pas une priorité pour le gouvernement gabonais.

Anne-Michèle Fortmann


Une journée d'école au Gabon

Éliwa, 6 ans, et Moussavou, 8 ans, se lèvent à 6:45. Ils sont fatigués de s'être couché très tard la veille. Ils mangent des restes de riz et de viande avant d'aller à l'école avec leurs 4 autres frères et sœurs. Les enfants marchent une demi-heure pour aller à l'école du village. Ils arrivent à 8 heures pour le début des classes.

Il y a 80 élèves dans la classe d'Éliwa. Ils se serrent sur de longs bancs en bois et certains se mettent par terre. Il n'y a pas assez de livres pour tout le monde, alors ils les partagent pour apprendre à calculer et à écrire.

Tous les enfants ont une demie heure de pause à 10 heures et vont se chercher une collation de beignet frit ou un sandwich avec les quelques sous que leur maman leur a donné le matin. Des vendeuses ambulantes les attendent dehors chaque jour.

À midi, fin des cours du matin. Il fait très chaud et très humide. Les enfants rentrent chez eux, mangent et font la sieste. Ils se réveillent à 14:15 et repartent à 14:30 pour retourner en classe. À 15 heures débutent les classes d'après-midi.

À 17:30 Moussavou et Éliwa rentrent à la maison et aident aux tâches ménagères, faire à manger, la vaisselle, le lavage, le repassage, ils vont chercher de l'eau, s'occupent des plus jeunes enfants et les aident à faire leurs devoirs.

Une fois les tâches terminées, ils ouvrent leurs cahiers et font leurs devoirs. Il est souvent très tard déjà.

Parfois papa rentre du travail vers 20 heures et révise les devoirs des enfants avant de repartir pour ses activités sociales.

Éliwa et Moussavou attendent de tomber de sommeil et s'endorment vers minuit, car ils décident eux-même quand ils se couchent.