Retour


Éditoriaux


Table des matières

A qui s'adresse ALPHABUS?

Aviron et éducation

À vous adeptes de la Poudre de Perlimpinpin

Des biscuits de Pain d’Épices au chocolat et au sucre équitables

La Campagne Mondiale pour l’Éducation 2000-2015

Craig Kielburger - Un enfant qui fait réfléchir les adultes

L’éducation de qualité pour tous en 2015

L’Éducation des enfants – notre passion

LE JEU - C’est sérieux

Des journalistes en herbe mobilisées

Lettre de Mme Lise Thibault

Le saviez-vous ?

S.O.S. ~ Share Our Strength ~ Partageons nos talents


Des biscuits de Pain d’Épices au chocolat et au sucre équitables,
c’est bien meilleur!

LE COMMERCE ÉQUITABLE, né il y a 50 ans en Afrique et en Europe pour combattre l’iniquité des bas prix du marché pour le producteur africain dépendant trop souvent d’intermédiaires sans scrupules, le commerce équitable est maintenant un important système international qui vise à faire des affaires dans le respect, l’équité et la transparence.

Il est d’une portée considérable pour les petits fermiers, les petites organisations de producteurs, les travailleurs, les consommateurs et l’environnement. Dans cette courte présentation, nous voulons simplement vous informer des aspects du commerce équitable qui sont plus particulièrement reliés à la mission de La Guilde.


    1. Pour les petits fermiers et les petites organisations de producteurs : meilleurs services sociaux (logement, santé et éducation); formation technique et diversification des compétences pour les membres de coopératives et leurs familles; non-discrimination; développement communautaire.

    2. Pour les travailleurs : interdiction du travail forcé et du travail des enfants: liberté d’association et droit à une convention collective; salaires équitables; sécurité du milieu de travail.

    3. Pour les consommateurs : possibilité de faire des choix qui reflètent leurs valeurs: contribution au redressement des inégalités du commerce international; produits de première qualité.

    4. Pour l’environnement : systèmes agricoles réduisant au minimum l’utilisation de polluants, de pesticides et d’herbicides; interdiction des pesticides dangereux; pratiques d’agriculture biologique.




Enfin, tout aspect du système du commerce équitable doit obtenir la certification, strictement réglementée, de FLO (Fairtrade Labelling Organizations International) qui enregistre et supervise les fabricants et les distributeurs de produits, qui sont ainsi certifiés équitables.

En conclusion, nous croyons que La Guilde et ses membres peuvent à juste titre être fiers de faire partie de ce noble système.

Référence : www.TRANSFAIR.CA


A qui s'adresse ALPHABUS?

Les membres de La Guilde savent que notre cheval de bataille des douze derniers mois a été l’ALPHABUS. Nous avons poursuivi les dons de livres, les animations d’ateliers et la fabrication des biscuits de pain d’épices; simultanément nous avons consacré une grande part d’énergie à préparer ce moment tant attendu où nous aurions enfin sur la route, notre premier ALPHABUS.

Mais pourquoi donc ? C’est une bonne question! Si vous faites partie du groupe de personnes convaincues qui tentent d’expliquer le projet aux autres, vous vous rappellerez sûrement le regard atone et la réaction souvent défensive au moment où vous insistiez sur le besoin urgent d’avoir un autobus scolaire recyclé, réaménagé en bibliothèque de références et enrichi d’une salle de presse; le tout prévu dans le but de stimuler la soif d’apprendre chez les enfants et d’aider à prévenir cet insidieux fléau de notre société moderne qu’est le syndrome du «décrochage scolaire».

Avouons-le: offrir des livres, animer des ateliers, fabriquer et vendre des biscuits de pain d’épices sont toutes de belles activités de bienfaisance qui contribuent à notre bien-être, qui n’endommagent pas notre ego et ne remettent pas en question les politiques gouvernementales.
Toutefois, nous devons maintenant accepter le fait qu’avec le projet ALPHABUS, nous courons le risque de déranger le milieu intellectuel. En prévision d’une prochaine rencontre avec un interlocuteur au regard dubitatif, nous vous fournissons quelques arguments tirés des études de Polly Toynbee du journal The Guardian. Ces textes s’appuient sur les données fournies par les systèmes d’éducation des États-Unis et du Royaume-Uni, mais nous croyons qu’ils reflètent la même réalité au Canada.
«Différences significatives en ce qui a trait à l’expérience quotidienne de jeunes enfants américains»* est une des études les plus complètes jamais effectuée
Trois groupes d’enfants ont été observés au cours de leurs premières années – des enfants provenant de familles vivant de l’aide sociale, de familles de classe ouvrière et d’autres vivant dans une famille dont les parents sont des professionnels. Employant une méthodologie rigoureuse, les chercheurs ont compté, puis extrapolé tous les mots qu’un enfant pouvait entendre et prononcer lors de chacune rencontre et de ses interactions avec ses parents ou ses éducatrices de la garderie. Au moment où les chercheurs ont analysé les bandes sonores, les différences entre les trois catégories étaient très surprenantes.

Dès l’âge de quatre ans, un enfant de parents professionnels aura entendu un discours de 50 millions de mots, un enfant de famille ouvrière, 30 millions et, un enfant dont la famille est tributaire de l’aide sociale, seulement douze 12 millions.
Réfléchissons à cette conclusion: les chercheurs déduisent qu’un enfant de trois ans, né de parents professionnels possède un vocabulaire plus étendu qu’un parent d’un enfant vivant de l’aide sociale.
«Nous ne sommes pas là pour justifier cette remarquable analyse mais on ne peut la contester: cela confirme tout ce que nous savions déjà sans le dire. Les personnes instruites communiquent beaucoup mieux avec leurs enfants que celles qui ne le sont pas – et leur enfant demeure marqué pour le reste de sa vie. À ls suite d’une seconde évaluation vers l’âge de neuf ou dix ans, les auteurs ajoutent: «Nous sommes stupéfaits de voir comment nos mesures en ce qui a trait aux habiletés langagières à l’âge de trois ans ont su prédire les résultats atteints vers l’âge de neuf ou dix ans». En d’autres mots, l’école a très peu contribué à fournir une valeur ajoutée après l’âge de trois ans : il était déjà trop tard.»

Dans un autre article, Mme Toynbee ajoute: «Les ministres de l’éducation connaissent déjà la vérité.

Prenons l’études des tout-petits de 22 mois: à une extrémité, on retrouve un enfant très intelligent provenant d’une famille pauvre et, à l’autre extrémité, un enfant moins doué issu d’une famille aisée. Tout juste avant d’atteindre l’âge de deux ans, l’enfant intelligent obtient 85 points, comparativement à 10 points pour le second. Mais les deux enfants suivent déjà une trajectoire accélérée dans des directions opposées;
- l’enfant pauvre et plus intelligent part du haut et descend rapidement, tandis que celui moins doué, vivant dans une famille plus aisée est sur la pente ascendant;
- leur milieu social contrebalançant leurs habiletés innées;
- lorsqu’ils fréquenteront la pré-maternelle, -vers l’âge de trois ans les résultats auront presque convergé.
- à l’âge de six ans, les résultats sont similaires;
- par la suite, les résultats empruntent une trajectoire opposée.

L’enfant pauvre perd rapidement son avantage parce que son milieu familial est incapable de le soutenir; la dégringolade s’accélère et l’école, dans bien des cas, ne propose que des solutions de rattrapage et cet enfant retourne à la case départ ayant peu de chance de succès.

L’éducation essaie de monter un escalier roulant qui descend et les plus fortes influences auprès des jeunes les atteignent hors du milieu scolaire: rappelons-nous que les enfants passent seulement neuf minutes pour chaque heure de leur enfance à l’école»

66 % des succès obtenus à l’âge de 16 ans découlent du milieu dans lequel le jeune a grandi plutôt que du développement de ses talents innés».*

Alors posons-nous la question suivante: Que deviendront les enfants qui n’ont pas eu la chance de naître d’une famille de classe moyenne ou de parents professionnels ?

À la lumière de ce constat, où se situe ALPHABUS? Et bien, relisez le dernier paragraphe pour le savoir !

Que diriez-vous de l’idée de stationner ALPHABUS à côté de l’école!

* Meaningful Difference
in the Everyday Experience of Young American Children
Betty Hart & Todd R. Risley
Paul.H. Brookes
Troisième édition 2002


Aviron et éducation



Il y a très peu de sports qui soient plus étroitement associés à l'éducation que l'aviron. Même si, avant 1811, la rame était surtout le domaine des mariniers professionnels qui en Angleterre remontaient et descendaient la Tamise avec des marchandises et des passagers, à partir du moment où les étudiants de l'école d'Eton commencèrent à faire la course dans des embarcations à huit rames (la première course est officiellement documentée en 1817), ce sport devint synonyme d'éducation supérieure.

Eton, Oxford et Cambridge au Royaume-Uni, Harvard et Yale aux États-Unis furent les premiers, mais ne restèrent pas les seuls. Peu de grandes écoles ou d'universités n'ont pas d'équipe d'aviron, et ce phénomène ne se limite pas au Royaume-Uni et aux États-Unis . La communauté européenne, les Amériques, l'Asie, l'hémisphère sud font tous partie du mouvement; le Canada en particulier possède un très solide programme universitaire d'aviron. Cette relation n'est pas due au hasard. Elle est voulue. La Fédération Internationale des Sociétés d'Aviron, l'organisme qui dirige ce sport dans le monde, met en avant trois valeurs caractéristiques qui inspirent ses activités et ses décisions :

- Les aspects éducatifs du sport sont d'une importance fondamentale pour l'aviron. - L'aviron est un moyen d'encourager la compréhension et la coopération internationales. - L'aviron est un sport idéal pour tous et pour toute la vie. La FISA, fondée en 1892, est le premier comité olympique du monde. À l'origine, les trois valeurs mentionnées plus haut ne faisaient sans doute pas partie de sa mission ; elles ont évolué avec les années. Il n'y a cependant pas eu pénurie d'individus volontaires qui croyaient fermement à la relation aviron - éducation.

Tel était le Docteur Frederick James Furnivall, homme de loi, érudit et philanthrope, qui a participé à l'élaboration du Oxford English Dictionary, ouvert une école pour garçons et hommes pauvres à Londres en 1849, fondé de nombreuses sociétés littéraires, et qui a encore trouvé le temps, à 69 ans, de lancer en 1896 le Club de Godille pour Filles de Hammersmith, sur la Tamise à Londres. C'était totalement inouï à l'époque : les femmes ne pouvaient tout simplement pas se permettre ce genre de chose !
Ensuite, on engagea des hommes, au début pour transporter les embarcations du Club au fleuve ; plus tard, comme marque de respect pour le Docteur, on en changea le nom pour Club de Godille Furnivall, nom qu'il porte toujours.

La Guilde du Pain d'Épices croit que l'aviron en plein air et en salle peut servir à encourager les jeunes à adopter les valeurs humanistes qui sont les siennes.
Réciproquement, La Guilde croit qu'elle peut persuader la fraternité mondiale de l'aviron de lui apporter son soutien financier pour ses activités.


La Campagne Mondiale pour l’Éducation 2000-2015

La Campagne Mondiale pour l’Éducation, instituée à la suite du Forum Mondial de l’Éducation tenu en 2000 à Dakar, soutient l’éducation en tant que droit humain fondamental; La C.M.E mobilise l’opinion publique afin de faire pression sur les gouvernements et la communauté internationale pour qu’ils tiennent leur promesse de garantir l’éducation primaire publique gratuite et obligatoire pour tous, en particulier pour les enfants, les femmes et tous les secteurs désavantagés et défavorisés de la société. (1)

La mission de La Guilde s’identifie à celle de la Campagne Mondiale pour l’Éducation (2) et adhère énergiquement à ce mouvement qui assurera l’accès universel des enfants à une éducation de qualité en 2015.

Pour y parvenir :
- La Guilde devient membre associé de la C.M.É. ;
- La Guilde organise une pétition pour rappeler aux dirigeants du Canada, leur engagement (3) à jouer un rôle majeur dans cette campagne initiée au nom de tous les enfants de la terre ;
- La Guilde démarre son projet Alpha Transport : parc de 30 véhicules aménagés en médiathèque sur roues ; ces plates-formes éducatives atteindront les enfants à risque d’ici et d’ailleurs dans leur communauté, et leur proposeront des ateliers interactifs orientés vers la lecture et l’écriture. La Guilde en partenariat avec une équipe juvénile publie un magazine La Petite Tranche élaboré par les enfants, pour les enfants.

DÉCENNIE DE L’ALPHABÉTISATION 2003-2012

La date butoir de 2015 exige de tous les intervenants gouvernementaux et para-gouvernementaux et de tous les membres de la société civile, une mobilisation sans précédent dans l’histoire de l’humanité, pour relever le défi colossal qu’est celui d’offrir à tous les enfants de la terre, une instruction primaire de qualité.
Faire la promotion et structurer la réalisation d’une telle promesse demandent de fournir des services alternatifs et d’élaborer des stratégies sociales et éducatives très innovatrices.

Ce nouveau code oblige de mettre en oeuvre des méthodes non formelles mais complémentaires aux institutions scolaires officielles. La Guilde développe avec la participation des principaux intéressés : LES ENFANTS, un réseau international d’entraide juvénile pratiquant le dialogue et les échanges divers selon deux axes principaux : La Petite Tranche, magazine jeunesse et Le Village Global de Pain d’Épices, section des jeunes internautes branchés.

La DÉCENNIE DE L’ALPHABÉTISATION décrétée par l’UNESCO donne le ton à ce projet de société équitable en assurant à chaque membre une chance égale d’apprendre le minimum de connaissances pour fonctionner dans un monde de plus en plus compétitif. La Guilde aspire à un mieux-être éducatif pour les enfants. La résolution d’offrir à tous une éducation obligatoire gratuite et de qualité est juste et indispensable face à l’avenir. Les stratégies pour y parvenir sont complexes et nécessitent de tenir compte de nombreux facteurs socio-économiques variables d’un pays à l’autre. Dans le magazine Finances & Développement (mars 2002), Alain Mingat et Carolyn Winter relèvent que “Il convient de préciser que la constitution d’un capital humain n’est pas à elle seule un gage de croissance économique et de recul de la pauvreté. La croissance découle des interactions entre les différents investissements réalisés pour développer les ressources humaines, le capital physique et les institutions. Pour être « payants » et améliorer la condition des pauvres, les investissements dans l’éducation ne doivent pas se déconnecter des autres investissements comme la construction de routes, la création de mécanismes de micro crédit, la vulgarisation agricole, etc.

Néanmoins, un pays qui offre à tous ses enfants l’accès à une éducation primaire de qualité accomplit un pas décisif sur la voie d’une croissance économique équitable ".
« Il ne faut pas gaspiller la vie de nos enfants. Pas un enfant de plus, pas un jour de plus. » Nelson Mandela et Graça Machel
La tâche entreprise par La Guilde et en partenariat avec de nombreux organismes se soldera par un succès même si nous sommes entourés de sceptiques. Dans son livre , The Cathedral Within (4), Bill Shore nous met en garde sur l’absolue nécessité de se prémunir contre le cynisme dont nous serons la cible : « Celui-ci est l’ennemi de tout changement positif parce qu’il neutralise la pensée créative, détruit l’idée même que le changement est possible et paralyse le désir d'agir».
Ensemble, nous y réussirons !

(1) Déclaration de Principes tirée des Statuts de l’organisme.
(2) UNICEF : mouvement mis en place à l’occasion du Forum Mondial sur l’Éducation, Dakar, Sénégal, 2000.
(3) Sommet du G8, Kananaskis, Alberta, Canada, avril, 2002.
(4) The Cathedral Within, Bill Shore, Random House, New York, 1999.


L’éducation de qualité pour tous en 2015

ESPOIR OU MIRAGE

En 2000, 180 pays réitèrent leur engagement de garantir l’universalité de l’éducation primaire de qualité à tous les enfants de la terre. Cette ambitieuse intention découle du Forum mondial sur l’éducation à Dakar; elle a pris racine en 1990 à Jomtien, en Thaïlande en lançant la Décennie de l’éducation pour tous et, comble de cynisme, sans prévoir un plan financier adéquat pour y parvenir. Si bien qu’en juillet 2001 au Japon et en avril 2002, aux Sommets du G-8, les pays industriels les plus riches durent solidifier ce pacte où le Canada prévoit jouer un rôle de premier plan en concentrant ses efforts à la défense de l’accès égal des filles et des garçons à l’éducation.

TRISTE RÉALITÉ - AILLEURS ET ICI

Pour permettre l’accès aux 250 millions * d’enfants peu ou pas scolarisés, il faudra QUADRUPLER les inscriptions à l’école et augmenter de 80% le nombre de poursuite et d’achèvement des études primaires. Le défi de taille est de scolariser les filles et les enfants des milieux ruraux.
" L’éducation des filles est un outil efficace de développement social. C’est un placement à long terme dont le rendement est exceptionnellement élevé. Bien plus, c’est un outil de prévention des conflits et de consolidation de la paix. L’éducation des filles pour bâtir un électorat féminin capable d’agir pourrait être la forme la plus rentable de dépenses consacrées à la défense"**
Au Québec, on fait preuve de candeur en pensant que l’éducation obligatoire assure nécessairement des résultats sans faille!
Il nous est difficile d’admettre qu’ 1 enfant sur 4 est menacé d’analphabétisme et … c’est pourtant la réalité. Pour tous les enfants, l’éducation de qualité est un droit inné; y investir est une obligation inhérente à une société responsable en lui assurant une relève instruite et épanouie sans discrimination, sans pauvreté et dans LA PAIX.

NOS ACTIONS

La Guilde s’affiche auprès du grand public, des entreprises commerciales et culturelles et des médias en tant qu’organisme phare requérant de la promesse de 2015. La Guilde met sur pied un programme d’enrichissement et de soutien :

ALPHA TRANSPORT

Des véhicules usagés ou neufs aménagés en médiathèque sur roues rejoindront dans leur communauté, les enfants à risque. ALPHABUS, plate-forme aménagée en " salle de presse " initiera ses usagers aux richesses de la lecture et leur fournira l’occasion de participer à la publication du magazine jeunessse. " La Petite Tranche ".

Cet apport à La Petite Tranche cultive l’estime de soi et ancre l’esprit d’appartenance à la communauté internationale juvénile. Ces activités offertes par Alpha Transport sont de première importance afin de pallier à la fragilité des apprentissages chez les enfants évoluant dans des milieux indigents.
On ne peut instruire un enfant que si on lui assure un suivi éducatif.
Tous les livres disponibles seront choisis pour leur teneur internationale, et ainsi aideront les jeunes à saisir la réalité vécue par d’autres enfants à travers le monde.

Au Québec, les bibliothèques scolaires ont presque toute disparu des écoles publiques francophones. Pour rémédier à cette situation scandaleuse, Alpha Transport, centre itinérant de ressources, transportant livres et autre matériel didactique, pédagogique et informatique, contribuera à combler cette carence en fournissant un dispositif rigoureusement équipé, solide et facilement multipliable pour répondre à des besoins immenses à travers le monde.

Plus que jamais, la devise de La Guilde s’avère réaliste:
“On a du pain d’épices sur la planche! “
* 125 millions d’enfants n’ont pas accès à l’école.
125 millions d’enfants arrêtent leurs études après la 4e année.
Les 2/3 sont des filles.
** Kofi Annan, secrétaire général de l’ONU

Louise Mathieu-Mills
Présidente-fondatrice de La Guilde du Pain d'Épices


LE JEU - C’est sérieux



L’enfant découvre un coffre aux trésors, construit une maison, court avec son cerf-volant, lance le ballon à un jeune ou à un moins jeune, lit son livre préféré, saute dans une flaque d’eau, joue un tour à sa soeur, imite son frère; en un mot, ILou ELLE JOUE : en être témoin est un privilège dont l’adulte trop souvent ne mesure pas l’importance.

À travers ces gestes d’apparence spontanée, l’enfant élabore sa personnalité, apprivoise l’univers et accède à la réalité. Quand cette dernière ne lui semble pas pénétrable, il puise alors dans son imaginaire, une interprétation à la mesure de sa maturité.

Le jeu représente un moyen d’apprentissage de tous les éléments essentiels à son épanouissement et à sa survie. En réfléchissant à la place prépondérante qu’occupe le jeu dans la vie enfantine, l’adulte scrute diff é remment ces activités : véritables manifestations de joie, de découverte et de détresse.

L’enfant grandit parce qu’il joue et il joue pour grandir. L’accompagner pendant l’été, c’est profiter du changement de rythme qu’impose la saison estivale; c’est s’accorder une récréation.

La Guilde vous invite à explorer son magazine jeunesse La Petite Tranche, septième parution, entièrement consacrée aux jeux de mots si bien choisis pour les pauses entre deux parties de cache-cache.
Amusez-vous bien!

Louise Mathieu-Mills
Présidente-fondatrice de La Guilde du Pain d'Épices



Des journalistes en herbe mobilisées


Jessica Hernandes
Elisabet Brisking, 10 ans/years old

DIRECTRICE DEL COLEGIO CRECERÉ :
LILIAN PATRICIA DIÉGUEZ DE ROSALES

Blanca Magaly
Carrillo Oulaj, 11 ans/years old


C’est avec les yeux du coeur que vous lirez La Petite Tranche, “spécial Guatémala” : document dont le contenu unique a été préparé par la plume fertile de 12 jeunes guatémaltèques âgées de 9 à 14 ans.

Toutes ont un parcours personnel tragique et auraient pu demeurer marginalisées. En 1998, La Fondation Nouvelles Racines, Antigua, les accueilla, leur permettant d’échapper au sort horrible réservé à des millions d’enfants de la rue, L’organisme les protège, les héberge, les soigne, les nourrit, les éduque. Cet engagement majeur, La Fondation entend l’assumer jusqu’à leur majorité.

À leur arrivée au Colegio Creceré, chaque enfant parlait une des 26 langues utilisées encore aujourd’hui au Guatémala. Leur programme scolaire se décline en anglais et en espagnol et réserve une place importante aux sports, aux arts et à l’informatique. Stimuléés par un cursus enrichi, leur expérience académique les prépare à affronter une réalité complexe où elles joueront un rôle catalyseur auprès de la population souffrante et abusée.

En parcourant l’article “Aidons notre communauté”, vous pressentirez les rouages de leur entraînement de futures décideures. Cette éducation philanthropique leur enseigne la solidarité et les sensibilise à l’obligation de redonner à la société, une fraction de cet enseignement de grande qualité. Ces filles bénéficient d’une chance inouïe, elles le savent et nous démontrent que tous les enfants de la planète pourraient être éduqués quel que soit leur milieu d’origine.

140 pays membres de l’ONU se sont engagés à scolariser tous les enfants d’ici 2015. À SUIVRE DE TRÈS PRÈS…

Louise Mathieu-Mills
Présidente-fondatrice de La Guilde du Pain d'Épices


Mariela Ivón
Martinez Samuy, 14 ans/years old

Claudia Beralip
Lazaro López, 13 ans/years old

Lisbeth Magali
Barrera Valdez, 13 ans/years old

Lettre de Mme Lise Thibault,
marraine de la Guilde du Pain d’Épices et lieutenant-gouverneur du Québec


L’Honorable Mme. Lise Thibault


En ce début d’année, il nous fait plaisir de partager avec vous, GENS DE CŒUR, un très beau courrier écrit par la marraine d’honneur de La Guilde du Pain d’Épices, Madame Lise Thibault. Sa confiance nous honore tous.

« L’amour de l’art et des lettres vous a inspiré, un jour, le désir de partager, grâce à la magie de la Poudre de Perlimpinpin, chacune des richesses qu’ils contiennent. Pour ce faire, vous avez décidé de privilégier les enfants, espérant leur procurer un magnifique cadeau de vie, un héritage propice à se développer tout au long de leur existence.

Votre désir est une conséquence directe de cet amour. Car l’amour est fécond et généreux. Ainsi, avez-vous le souci de ceux pour qui les lettres n’arrivent pas à livrer leur message. Aider à combattre l’analphabétisme dans le monde, c’est procurer une clé menant à la liberté. Liberté de s’exprimer, de communiquer, de comprendre, de savoir, de se défendre.

À tous les petits bonshommes et petites bonnes femmes de pain d’épices, je leur souhaite de se laisser nourrir par l’action bienfaisante de votre Association. Ce fut pour moi un savoureux plaisir de vous rendre visite !»

Lise Thibault

Lieutenant-gouverneur du Québec


L’Éducation des enfants – notre passion

La Guilde du Pain d’Épices vous exhorte Gens de Coeur à forger, avec elle, sa chaîne d’amitié afin d’atteindre tous les enfants du Village Global.

L’Éducation est la seule solution pacifique pouvant échafauder une communauté planétaire vivant en harmonie avec l’environnement et dans le respect de tous ses citoyens libres.

Seuls les enfants initiés aux valeurs pluralistes de la démocratie sauront élaborer un monde cohérent, éthique mettant en exergue la tolérance, l’esprit critique et la générosité.

Ensemble, ils pourront surmonter les situations corrodées par la haine et la violence aux mille visages; ils imagineront un monde de paix.

La Guilde réitère son engagement envers tous les enfants d’ici et d’ailleurs composant avec l’ampleur de la tâche sur ce sentier épineux de l’ignorance.

La Guilde soutient les décideurs de demain en leur offrant les moyens pour qu’ils accèdent à des informations dégagées de préjugés sociaux et religieux.

Louise Mathieu-Mills
Présidente-fondatrice de La Guilde du Pain d'Épices


Craig Kielburger - Un enfant qui fait réfléchir les adultes

Lire et connaître Craig Kielburger bouleverse une vie!

À l'âge de 12 ans, ce Torontois part pour une véritable expédition à travers l'Asie du Sud. Son voyage initiatique à l'esclavagisme des enfants se concrétise, à son retour au Canada, par la fondation d' Enfants Libres, organisme dirigé uniquement par des enfants et installé dans plus de 20 pays.

Pour ressentir son périple, il faut parcourir avec lui cet itinéraire aux enfers, univers où sont confinés plus de 250 millions d'enfants dans le monde. Leur survie est tributaire de leur travail forcé où ils sont exploités physiquement, moralement et sexuellement. Certains sont enchaînés à des machines, d'autres transportent des briques, des pierres, sans oublier ceux qui manipulent des matières dangereuses et tous les autres que l'on traite moins bien que du bétail, que l'on drogue, que l'on asservit, que l'on fouette et que l'on tue.

Que d'images horribles viennent à la lecture d'un tel récit livré sous la plume de Kevin Major ! Ces constatations, Craig s'y attendait. Voilà pourquoi il consacre sa vie à la défense des droits des enfants.

Deux pays n'ont pas encore adhéré à La Charte des Droits des Enfants : les Etats-Unis (cela vous étonne!) et la Somalie. D'autre part, chiffres à l'appui, il s'avère que pour certaines contrées l'endosser n'est pas la garantie de son application. À suivre de très près...!

Il n'est pas difficile d'extrapoler sur ces données ~le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elles sont choquantes~ puisque ces enfants n'ont pas accès à l'éducation. 140 millions d'entre eux, âgés de 6 à 11 ans, ne vont pas à l'école; les deux tiers sont des filles.

Devant ce constat d'échec humanitaire, La Guilde a beaucoup de Pain d'Épices sur la planche.

L'indigence et l'ignorance des familles sont les causes fondamentales de cette situation perpétuée d'une génération à l'autre où se côtoient l'atrocité de l'exploitation de l'enfance et le silence, arme destructrice par excellence manipulée par les personnes de connivence. Un labyrinthe sans issue où s'exerce cette tyrannie sociale est maintenu par la vente lucrative des jeunes, l'enrôlement forcé dans l'armée, le marchandage corporel. Il est évident que des parents mieux informés n'envisageraient pas de vendre ou de louer leur enfant s'ils avaient un revenu familial décent, car leurs décisions sont souvent irrévocables.

Craig n'a pas supporté cet état de choses : il s'est vraiment engagé et cela à un âge caractérisé par la définition de son identité personnelle. Sa maturité exceptionnelle nous oblige à nous poser bien des questions fondamentales sur notre rôle personnel au sein de notre société si peu évoluée. Il est vrai que nous sommes techniquement très avancés et que, parallèlement peu d'habitants du village global en profitent ; cependant, l'évolution de l'humanité en est encore à ses balbutiements.

La Guilde a choisi d'éduquer les enfants, tout simplement parce que le plus infime changement de cap passe obligatoirement par l'éducation.

Dans un avenir rapproché, Libérez les enfants et ses écoles de l'amitié, La Guilde du Pain d'Épices et sa bibliothèque nomade se croiseront dans des actions communes qui feront la différence.

Je partage avec vous cet enthousiasme à être inspirée par un mentor aussi valeureux âgé de 19 ans et je crois profondément au pouvoir de la jeunesse d'influer sur l'avenir puisqu'il leur appartient. Aidez La Guilde à les aider.

Louise Mathieu-Mills, Présidente-fondatrice de La Guilde du Pain d'Épices

Libérez les enfants
Craig Kielburger avec la collaboration de Kevin Major
Les éditions ÉCOSOCIÉTÉ
Montréal 1999

Free the Children
Craig Kielburger with Kevin Major
McClelland & Stewart Inc.
Toronto 1998


S.O.S. ~ Share Our Strength ~ Partageons nos talents



Bill Shore

Ce que nous possédons de plus précieux, ce sont nos talents. Bill Shore nous invite à dispenser cette énergie transformatrice à notre entourage proche ou lointain.

Bill Shore, écrivain américain, engagé dans la lutte contre la pauvreté aux États-Unis, fonde avec sa sœur Debbie, en 1984, Share Our Strength (S.O.S.), organisme grâce auquel il élabore une nouvelle manière de redistribuer les richesses.

S.O.S. inscrit, en tête de liste de ses préoccupations, le changement durable qu’apporte notre engagement via le mentorat, l’enseignement, la formation ou tout autre type d’intervention favorisant l’interactivité des personnes concernées qui, une fois impliquées, mènent à fond leur projet de société.

Bill Shore, dans son livre Revolution of the Heart n’est pas tendre à l’égard de ce qu’il qualifie de faillite de notre système démocratique face à la pauvreté; ce même système fait, par ailleurs, ironiquement, la fierté des Américains du Nord.

On peut être naïvement impressionné par les milliards versés par nos gouvernements pour contrer la situation lamentable dans laquelle vivent nos concitoyens. Mais, malgré cela, nous devons admettre le progrès alarmant de l’ANALPHABÉTISME entre autres.

L’auteur propose donc de revitaliser et de réformer les programmes sociaux en impliquant tous les citoyens dans ce projet de société. Il ne suffit plus de verser des sommes considérables pour soulager momentanément tel ou tel problème; il faut, avant tout, mettre au service des autres les talents de chacun, de chacune.

Vous croyez que vous avez peu à offrir : c’est tout le contraire! Votre expertise dans un domaine ou dans un autre fait de vous un collaborateur, une collaboratrice indispensable à la construction d’un monde meilleur.

Cette utopie des Bâtisseurs de cathédrale, Bill Shore nous la décrit avec enthousiasme dans "The Cathedral Within". La tâche de réfection, il est vrai, est colossale, mais réalisable. Sa motivation première est d’avoir réussi à ramasser des sommes importantes et de les avoir redistribuées grâce à l’implication personnelle des individus en tandem avec de grandes corporations engagées.

À toutes les époques, des idéalistes ont voulu refaire le monde - heureusement qu’ils ont existé- mais ce qu’ils ont oublié, c’est de miser sur l’énergie créative de chacun, de chacune.

Par contre, une mise en garde s’impose : se prémunir contre le cynisme dont nous serons la cible. Selon Bill Shore : «Celui-ci est l’ennemi de tout changement positif parce qu’il neutralise la pensée créative, détruit l’idée même que le changement est possible et paralyse le désir d’agir».

Étant prévenus, nous composerons avec cet intrus, à notre manière. Vous le savez déjà, personne ne résiste à une dose de Poudre de Perlimpinpin. La Guilde du Pain d’Épices s’inscrit naturellement dans le mouvement déclenché par Share Our Strength.

Les enfants dont se préoccupent Bill Shore et La Guilde ne sont pas à risque, ils sont déjà blessés. Cette dernière pensée de l’auteur nous exhorte à agir prestement.

Louise Mathieu-Mills
Présidente-fondatrice de La Guilde du Pain d’Épices.

* “Revolution of the Heart”
Bill Shore, Riverhead Books, New
York, 1995.

* “The Cathedral Within”
Bill Shore,
Random House, New York, 1999.


Le saviez-vous?
Vous avez tous l'étoffe d'investisseurs, de bâtisseurs!


Rêver d'un monde meilleur est déjà un pas dans la bonne direction, mais assumer sa recons-truction est vraiment un choix complexe qui exige mûre réflexion.

Chacun, selon son expé-rience, ses disponibilités et sa perception d'un mandat à remplir, peut partager ses qualités, ses talents, ses habiletés, ses ressources financières, ou son réseau de contacts. Chaque effort, grand ou petit, pour aider les enfants, compte. Plus ces efforts seront constants et durables, plus efficace sera notre action.

Endosser moralement l'alphabétisation des enfants, par le biais de La Guilde du Pain d'Épices, c'est reconnaître l'ampleur du fléau qu'est l'ignorance et vouloir y remédier.
S'engager à combler les multiples lacunes inhérentes au système d'éducation par des interventions auprès des enfants en leur donnant le goût d'apprendre et de savoir, c'est contrecarrer les manifestations d'une réalité pernicieuse et, par conséquent, destructive.

S'impliquer avec son cœur, comme soutenir financièrement La Guilde du Pain d'Épices, relève du domaine de la conviction et requiert un enthousiasme doublé de libéralité; c'est la manifestation du désir de justice et d'adhésion à cette tâche grandissime qu'est le mieux-être de la condition humaine.

Bref, c'est faire sa petite part, celle qui fait la différence, combat le cynisme, cultive la pro-activité et nous permet de garder courage devant l'ampleur de notre mission.

En investissant dans une entreprise sociale comme La Guilde du Pain d'Épices, vous ne ti-rerez peut-être pas de profits personnels, mais vous éprouverez sûrement une profonde satisfaction philanthropique en devenant investisseurs et bâtisseurs!
Au nom de tous les enfants, merci.

Louise Mathieu-Mills
Présidente-fondatrice de La Guilde du Pain d'Épices


À vous adeptes de la Poudre de Perlimpinpin

À vous adeptes de la Poudre de Perlimpinpin qui multipliez les occasions de lecture, qui partagez les confidences de vos auteurs préférés, qui consultez des ouvrages savants, qui lisez des histoires aux enfants curieux de tout et de rien, qui décodez des formules complexes, saviez-vous que vous êtes très privilégiés!

Au Québec, 1,000,000 d’adultes sont analphabètes et ne peuvent accéder à des informations primaires, donc encore moins pratiquer comme nous LA PASSION DE LA LECTURE .

Plus on réfléchit à la situation, plus on est choqué mais le plus important, c’est d’abord de décider d’y remédier. Ce malaise insidieux qu’est l’ANALPHABÉTISME, est-il une maladie incurable enfreignant l’évolution de l’humanité? Certes, il est d’autant plus aberrant d’admettre qu’une telle situation s’incruste dans un pays industrialisé comme le Canada où l’éducation est obligatoire jusqu'à l’âge de 16 ans.

Il y a de nombreuses facettes à ce problème de société encore très hermétique; car, des études coûteuses n’ont fait qu’effleurer la problématique.

La Guilde du Pain d'Épices investit toutes ses énergies à stimuler les enfants en soutenant les actions des éducateurs; parents et enseignants les côtoient quotidiennement, puis entrent en scène de nombreux intervenants qui enrichissent, suppléent, initient, informent ces mêmes jeunes. Malgré un encadrement aussi sophistiqué, il faut admettre humblement notre échec.

Et pourtant, les problèmes d’apprentissage se manifestent dès la tendre enfance : faut-il encore les détecter ou vouloir les corriger et bien évidemment se donner les moyens pour y réussir.

De plus, dans toute démarche éducative, il faut tenir compte du fait que les humains apprennent de multiples façons puisqu’ils possèdent plusieurs intelligences*. Cette réalité fondamentale admise par La Guilde du Pain d'Épices gouverne ses interventions auprès des jeunes.

Tous sont stimulés par une approche interactive puisqu’ils y jouent un rôle. C’est en favorisant ce processus d’apprentissage que nous leur réservons une place au sein de notre équipe éditoriale. La Petite Tranche de Pain d’Épices assure le suivi dès le premier contact et permet de développer des idées, des projets dans un climat de confiance.

Nous tablons sur leur imaginaire, merveilleux instrument de créativité qui, utilisé positivement engendre des chefs d’œuvre, abolit des frontières, trouve des solutions durables et encore beaucoup plus.

Avec vous, avec eux et pour eux, nous sommes persuadés que nous briserons le cycle de l’ignorance.

* Gardner Howard, Les formes de l’intelligences, éditions Odile Jacob, Sciences, Paris, 1997

Louise Mathieu-Mills
Présidente-fondatrice de La Guilde du Pain d'Épices