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| Maurice Chalom
Un chef de file conjurant des grands MAUX avec des grands MOTS !
Ceux des enfants qui écrivent contre le racisme
Pendant quinze ans, Maurice Chalom a oeuvré dans le domaine de l'intervention sociale en milieu pluriethnique à titre d'éducateur de rue et de travailleur communautaire. Depuis 1990, il est un conseiller en relation pour la communauté au Service de police de la Communauté urbaine de Montréal.
Détenteur d'un doctorat en andragogie de l'Université de Montréal et chercheur associé au Centre international de la criminologie comparée, ses principaux champs de recherche et de pratique demeurent la prévention des violences urbaines, les réformes policières et l'intégration des populations immigrées.
Depuis septembre 1999, il est membre du Comité de coordination et de programmation de la Semaine d'Actions contre le Racisme. C'est dans le cadre de cette semaine qu'il a proposé aux éditions des 400 Coups, maison québécoise dirigée par M. Serge Théroux, un projet d'écriture par des enfants pour les enfants et qu'est né ce merveilleux livre témoin : Noir, Blanc ou Poil de Carotte!
Comme il l'exprime lui-même en préface du livre :
« Vous tenez dans vos mains quelque chose de précieux. Plus qu'un livre, c'est un florilège de bonheurs, une bouffée d'oxygène, une ode à l'amitié et un extraordinaire pari sur l'avenir. C'est également un exemple concret de ce qu'il est possible de faire, chacun à son niveau et avec ses moyens, pour combattre le racisme. Oui, il est grand temps que les hommes se parlent d'amour, et, comme le dit l'un des jeunes : Sème sans frontières, afin que nous puissions regarder notre progéniture dans les yeux, sans honte. Ces enfants nous parlent, à nous de les entendre. »
123 élèves, orientés par 8 enseignants convaincus de l'urgence d'un tel manifeste, ont proposé des écrits importants, dérangeants et essentiels. Nous l'avons reçu comme un ULTIMATUM rempli de sagesse. Israël Kalonji, 9 ans, un des 16 écrivains en herbe nous livre ces quelques lignes :
« … Vous, les allumeurs Cessez de brûler les personnes qui ont des taches de rousseur
Cessez vos larmes
Lâchez vos armes …» |
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| Dre Sima Samar
Une de ces rares rencontres

À la croisée des chemins de la vie, on a parfois le privilège d'y découvrir une personne au coeur universel, telle Dre Sima Samar, à qui l'organisme canadien Droits & Démocratie remettait le 10 décembre dernier, le prix John- Humphrey pour la liberté.
CETTE REMARQUABLE LAURÉATE CONNAÎT LE PRIX DE LA LIBERTÉ.
Malgré ces années atroces vécues par son peuple, Dre Samar, médecin et éducatrice a continué son oeuvre envers et contre tous et ce, à la pointe du fusil. Grâce à un entourage fidèle, elle a exercé en cachette sa tâche avec tous les risques imaginables que l'on a peu à peu découverts. Cette poursuite acharnée a permis à un PETIT nombre d'enfants, surtout des filles, d'êtres éduqués, à des indigents d'être soignés et à des réfugiés d'être protégés.
En 1989, Dre Samar fonde à Quetta, ville pakistanaise, l'organisme Shuhada dont la mission est de secourir les populations afghanes, à l'intérieur ou hors frontières. Les actions entreprises, dès lors, soulagent particulièrement les femmes et les enfants. Des projets éducatifs sont maintenant prévus pour l'éducation des petits garçons qui auront accès à une formation civile, et non plus exclusivement religieuse comme sous les Talibans.
Le 24 décembre, les écoles réouvrent leurs portes. Des enfants privés pendant 5 ans y accourent. Ils s'entassent dans des locaux sans fenêtres, sans eau, sans chauffage de 8h à midi afin de profiter du soleil d'hiver. Quelle abomination! Les années à venir nous apprendront dans quel état psychologique ces futurs citoyens auront à performer.
La Guilde du Pain d'Épices ne peut rester insensible à une telle situation. Grâce à son comité Éducateurs sans frontières, La Guilde travaille à un programme de soutien pédagogique.
D'ici peu, vous en saurez davantage et nous l'espérons, vous serez nombreux à y participer.
Il est insoutenable de savoir qu'en Afghanistan :
- le 1/3 des enfants sont orphelins des deux parents
- le 1/4 des enfants n'ont qu'un père ou une mère
- 3% seulement des filles vont à l'école
- 50,000 enfants travaillent dans les rues de Kaboul
- 35,000 d'entre eux sont blessés par des mines antipersonnelles.
Nous pourrions allonger la liste des horreurs. Après de tels constats, il importe d'orienter nos efforts vers la construction du Village Global sous le signe de la PAIX.
Louise Mathieu-Mills |
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| Rock Demers
Parrain de La Guilde ; Éducateur par l'image

Rock Demers avec des jeunes comédiens d'un de ses films.
Dès les années 50, Rock Demers devient rapidement un incontournable de l'industrie cinématographique québécoise; ses coups de maître ne se comptent plus : lancer la revue Images, mettre sur pied plusieurs ciné-clubs, diriger le Festival international du film de Montréal ( 1962 - 1967 ), participer à l'établissement de la Cinémathèque Québécoise...
La fondation de Faroun Films concrétise l'orientation “Cinéma Jeunesse” de sa riche carrière. En distribuant dans des dizaines de pays des films soigneusement sélectionnés, Rock Demers positionne le cinéma pour enfants comme partie intégrale du 7e art. Ce choix passionné, il le vit jusqu'au bout en créant en 1980 l'entreprise Les Productions La Fête dont l'objectif initial est une collection unique : les Contes pour tous.
Depuis, Rock Demers a cumulé les honneurs et les prix, cela n'est que justice, mais il demeure avant tout un pionnier acharné du cinéma jeunesse de qualité. Qu'il conçoive, réalise, distribue ou produise seul ou en collaboration, tous ses films proposent des histoires captivantes, divertissantes et éducatives. Les rétrospectives multipliées de part le monde des Productions La Fête charment et sensibilisent un public toujours plus large, toujours plus conscientisé, grâce à ces documents sans violence et sans vulgarité.
La Guilde est particulièrement touchée par l'édification de son oeuvre érigée au delà des barrières culturelles. L'exemple de Rock Demers, concepteur et pédagogue engagé nous propulse sur la même voie essentielle, celle de la philanthropie. |
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| Odette Drapeau
Marraine de La Guilde
Grande dame du livre reliant beauté et engagement

Odette Drapeau
Odette Drapeau, originaire de Trois-Pistoles, fait d'abord des études de musique ; elle reçoit diplôme et brevet d'enseignement à l'École de musique Marguerite-Bourgeois. Son esprit créatif est attiré davantage vers la reliure d'art; dans les années 60, ce domaine est une véritable chasse gardée masculine. Odette, relevant ce défi, est déterminée à y faire sa marque; de pionnière, elle devint une inspiration pour plusieurs femmes, leur indiquant ainsi des voies moins orthodoxes. En élaborant de nouveaux concepts, elle bouscule des traditions, et par cela, impose une cure de rajeunissement revitalisant cet art ancien.
Dès ses débuts, l'artiste s'engage...selon sa démesure! dans une recherche d'expression, prospectant des matériaux inhabituels qu'elle domptera pour réaliser de magnifiques écrins à ces pages qu'elle lie avec un doigté maniant rigueur et versatilité. Sa passion des livres est transmise à ses quatre enfants qui l'entraînent vers d'autres jeunes lecteurs pour qui, en 1980, elle organise dans le cadre de l'année internationale de l'enfance, une exposition de livres jeunesse reliés.
Cette grande motivation et l'enthousiasme qui l'habitent, ne tarissent pas. Odette multiplie les engagements sociaux et professionnels; elle fédère de nombreux projets toujours caractérisés par son souci de l'esthétisme et le partage de ses compétences via l'enseignement. L'avenir de notre société la préoccupe au plus haut point; de son côté, les actions préventives entreprises par La Guilde pour favoriser l'alphabétisation et éviter le décrochage scolaire, la touchent profondément.
L'enrichissement des apprentissages est une des valeurs communes véhiculées par nos entourages respectifs.
Fréquenter la ruche qu'est l'atelier de La Tranchefile, également économusée de la reliure, est une expérience créatrice et unique. Odette, en bonne chef-d'orchestre parsème ses leçons de conseils judicieux, faisant naître chez ses élèves un désir de dépassement. Son enseignement s'exerce également dans l'enceinte des salons du livre où un large public se familiarise avec cet art, dont l'approche démocratisée, fascine. Les soins prodigués aux livres démontrent combien ils sont précieux par leur reliure et leur contenu; ce dernier n'a de sens qu'apprivoisé par un lectorat initié, dès l'enfance.
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| La Guilde a, en Père Lindsay, un parrain magicien de la musique
et un amoureux de la nature

Père Lindsay
Le Père Fernand Lindsay, enseignant, fondateur de plusieurs organismes et directeur artistique du Festival International de Lanaudière, a contribué depuis 40 ans au développement des talents musicaux québécois.
Né en 1928, à Trois-Pistoles, le Père Lindsay a été influencé par d'excellents professeurs de français, de musique, de poésie, d'art et de théâtre. Il a commencé, dès lors, à faire de la musique avec passion et ne s'est plus jamais arrêté depuis.
Décoré, entre autres, de l'Ordre du Canada (1987) et de celui du Québec (1990), le Père Lindsay est reconnu comme un être d'une grande générosité et un amoureux de la vie. À 73 ans, le Père Lindsay commence sa journée au camp musical de Lanaudière en chantant avec ses jeunes à 8 h 45, chaque matin, en tant que directeur de la chorale.
“Il sait aller chercher en chacun le meilleur de lui-même”, nous dit une de ses anciennes étudiantes.
C'est ce talent qu'il partage avec La Guilde du Pain d'Épices: celui d'aider les jeunes à trouver leur voie en leur donnant des défis à relever. “J'ai commencé en faisant un concert avec les pensionnaires du Séminaire de Joliette. Ils étaient motivés et stimulés à l'idée de devoir se dépasser”, explique le Père Lindsay. Celui-ci et La Guilde du Pain d'Épices s'inspirent de la même maxime: “Apprendre par ce qui fait plaisir et cultiver l'esprit en jouant!” C'est pour cela qu'il a épousé d'emblée la cause de La Guilde en devenant un de ses parrains. De sa baguette magique d'homme d'orchestre, il répandra la poudre de Perlimpinpin. |
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| Monette Malewski
Marraine de La Guilde

Monette Malewski
Dès l'âge de cinq ans, Monette Malewski savait qu'elle voulait devenir enseignante et, effectivement, depuis 33 ans, son amour du métier ne s'est jamais démenti.
L'éducation est de la plus haute importance pour madame Malewski. "On peut tout prendre à quelqu'un, mais on ne peut pas lui enlever son éducation", nous dit-elle lors d'une entrevue, entre deux rendez-vous d'une journée très, très remplie.
Madame Malewski travaille dans plusieurs domaines connexes à l'enseignement, fait partie de plusieurs comités, fondations, conseils d'administration (CA). C'est pour cela qu'elle se lève aux aurores pour redonner à la société ce qu'elle a reçu. "Chacun de nous a une responsabilité envers la société. Il y a tant de gens qui sont dans le besoin, tellement de choses qui doivent être faites."
Présidente du CA du Musée Pointe-à-Callière, présidente du CA de Résidence Chance (organisme permettant à de jeunes mères, désireuses de finir leurs études, d'habiter en résidence avec leurs enfants), membre du conseil de Centraide, de la Chambre de commerce de Montréal, de la Fondation de l'Hôpital Sacré-Coeur et de la Fondation communautaire juive, madame Malewski estime que les enfants demeurent la principale raison pour laquelle elle donne tant.
Madame Malewski croit en la mission de La Guilde du Pain d'Épices. "Il est très important de créer un lien tôt entre les enfants et la lecture, car c'est comme cela qu'ils apprécieront l'importance de l'éducation", dit-elle. "J'apporte mon expérience, mes contacts et ma voix comme porte-parole pour promouvoir la cause de La Guilde." Et d'ajouter, pensive: "Nous ne sommes pas là pour très longtemps, et même si elle est petite, ou que notre cercle d'influence est restreint, c'est notre contribution qui fait la différence".
A.M.F. |
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