SPÉCIAL MAROC

   
 

 

 

Cartes géographiques du Maroc

 

 

Savais-tu que lorsque tu parles français, tu emploies souvent des mots arabes ?
Mots marocains
Mots français
Définitions
mahboûl
maboul
fou
ninûphar
nénuphar
plante aquatique
râhet
raquette
équipement sportif
rhazâwa
razzia
vol
souk
souk
marché
tbib
toubib
médecin
zwawa
zouave
soldat
ghazal
gazelle
animal
amir
amiral
chef de flotte
hamaca
hamac
lit suspendu

 


L’HOSPITALITÉ est la règle d’or au MAROC.
À tout moment de la journée, on t’invite à boire le thé à la menthe,
boisson chaude, sucrée et délectable.

 

 
- Mettre dans la théière le thé vert ;
 
 
- Verser une petite quantité d’eau frémissante et jeter cette première eau ;
 
 
- Remplir la théière d’eau frémissante, laisser infuser quelques minutes ;
 
  - Verser dans des verres sur des feuilles de menthe fraîche et sucrer.  
 

 

 

 

Imagine-toi chez un marchand de tapis sirotant un délicieux thé

accompagné de Cornes de gazelle,

pâtisserie parfumée à la fleur d’oranger.

Dans une ville se trouvait un coiffeur qui ne travaillait que les matinées, et ne coiffait qu’un seul client par jour.

Un jour, il ouvrit son salon et voilà, un étrange client se présenta.

- Coupez-moi les cheveux dit-il.

Le coiffeur voyant la tête de son client couverte de boutons qui saignaient refusa. Comme tous les autres coiffeurs. Mais ce teigneux insista fermement. Notre coiffeur accepta, car son gain quotidien s’arrêtait après un seul client de la journée. Le travail fini, le coiffeur demanda son salaire, mais, son client répondit :

- Ferme ton salon et suis-moi.

Arrivé à un endroit peu fréquenté, le teigneux s’adressa au Coiffeur ;

- Ferme les yeux !

En ouvrant les yeux, il se trouva sous terre, devant la mère de son client folle de joie, embrassant son fils.

- Qui t’a si bien coiffé ? lui dit-elle. Récompense bien le monsieur et donne lui le petit chandelier. Aussitôt dit, aussitôt fait.

- Ferme les yeux !

Les yeux ouverts, le Coiffeur se trouva devant la porte de son salon, avec une petite caisse plein de louis d’or,

et le fameux chandelier. Miracle !! Le teigneux appartient à une famille des Jnounes : des esprits. Affolé, il regagna son domicile pris de peur et de joie.

Ainsi, le Coiffeur devint le plus riche de tous les habitants de cette ville.

La nouvelle se propageait, dans tout la ville, jusqu’au roi qui dépêcha un ministre pour éclaircir cette nouvelle qui intrigue tout le monde. Le ministre finit par s’introduire même chez le Coiffeur qui l’invita à une grande soirée.

Après un festin, le Coiffeur alluma le chandelier et, mystère ! Sept filles surgirent, très belles, tenant dans les bras, chacune une corbeille pleine de louis d’or !

Après avoir exécuté une danse extraordinaire, elles disparurent abandonnant le butin pour notre Coiffeur, dont la fortune ne cessait d’augmenter.

Le ministre, avant de prendre congé du Coiffeur, supplia ce dernier de lui prêter ce merveilleux chandelier. Il attendit le coiffeur impatiemment pour satisfaire sa convoitise.

Le moment venu, le ministre alluma le chandelier avide de voir l’incroyable miracle : sept personnages tout noirs vêtus surgirent, et le couvrirent d’une pluie de coups de matraque dont ils étaient armés. Le laissant à moitié mort, ils disparurent.

Après quelques jours de convalescence, il remit le chandelier au roi qui, à son tour, subit le même sort que le ministre qu’il condamna à mort et le chandelier revint à son propriétaire qui continuait à jouir tranquillement de sa merveille.

Conte traditionnel transmis par Ahmed EL MADADE.

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Au revoir et à bientôt !

 
 

Huit jeunes Matawiniens transformés par le Maroc -
Source: L'Action.com 26 décembre 2008

   
 
Délégation Maroc
(Photo : gracieuseté l'Action.com)

À l’arrière : Louise Mathieu-Mills ;
Marie-Claude Bujold, enseignante à l’école de l’Érablière ; Rachel Saint-Jean, du Centre communautaire bénévole Matawinie ; Francis Chaput-Labrèche, participant et Emmanuelle Lefebvre. À l’avant : Isabelle Gagnon ; Steven Ross ; Mariko Lavallée-Durand ; Vanessa Desrosiers et Josianne Delorme, de la délégation jeunesse.

Une délégation de huit jeunes a foulé le sol africain afin de participer aux dixièmes Universités de Pays, au Maroc, au début novembre. Ils témoignent aujourd’hui de comment ils sont revenus de ce voyage transformés.

   
 

L’aventure a débuté au mois de mai pour ces jeunes, majoritairement du comité Établissements Verts Bruntland de l’école secondaire de l’Érablière de Saint-Félix-de-Valois. Ils ont alors entamé une démarche de formation et d’ateliers en vue de prendre part aux Universités de Pays. Le projet, sous le thème « À l’ère du développement durable, entre hier et demain : le défi de la relève et l’indispensable chaînon de la jeunesse », a été initié par la Société d’aide au développement de la collectivité (SADC) Matawinie et le Centre communautaire bénévole Matawinie (CCBM).

Le groupe a dû tenter de se positionner face à des questions telles que la place des jeunes dans les générations à venir ou comment améliorer la situation de l’environnement qui se détériore.

Au Maroc, la délégation a été jumelée avec des jeunes d’Amzrou. Elle a pris part à des conférences, à des ateliers et à des tables rondes sur des sujets comme le tourisme écologique, l’exode rural, la valorisation des produits du territoire, la préservation des écosystèmes et de la biodiversité ou la gestion des matières résiduelles. À la suite de ces réflexions, les jeunes pourront se faire une opinion plus objective des méthodes de fonctionnement de la société occidentale.

Deux membres de la délégation, Steven Ross et Mariko Lavallée-Durand, soulignent que les participants des Universités de Pays étaient intéressés à entendre leurs interventions. « On parlait, les gens nous écoutaient. Ils voulaient savoir ce qu’on pensait. » Les jeunes ont pu promouvoir les bienfaits des Établissements Verts Bruntland et les richesses de leur territoire.

Mariko Lavallée-Durand a pris conscience que les jeunes d’ici sont très libres par rapport à ceux d’Amzrou. « Je suis extrêmement chanceuse de pouvoir pratiquer les activités que j’aime. » Les jeunes ont constaté que la religion occupe une place majeure au Maroc. « D’en parler avec des gens qui vivent cette réalité nous a permis de passer par-dessus un bon nombre de préjugés. » Ils ont également pu se pencher sur les réalités différentes en ce qui concerne l’égalité entre les hommes et les femmes ou la consommation. « Nous sommes revenus conscientisés et nous souhaitons maintenant conscientiser la jeunesse québécoise qui nous entoure. Bref, nous avons vu que l’eau, le français et notre culture sont des ressources québécoises auxquelles il faut faire très attention et qu’il faut exploiter, oui, mais intelligemment. »

Pour Isabelle Gagnon, participante, ce voyage a engendré un retour aux valeurs fondamentales. « Les enfants ont le sourire malgré leurs situations difficiles. »

Des semeurs d’espoir

La marraine de la délégation jeunesse, Louise Mathieu-Mills, présidente et fondatrice de la Guilde du Pain d’épices, rappelle aux jeunes qu’ils ont été des semeurs d’espoir au Maroc.

Grâce à plusieurs activités de financement, la délégation matawinienne a remis des sommes significatives à une association de développement locale au Maroc. Par exemple, un montant de 4000 $ permettra de démarrer un club de petits déjeuners pour une centaine d’enfants. Un « espace pour s’amuser » sera aussi érigé dans la cour de l’école primaire.

Des rencontres se tiendront, sous peu, afin d’assurer la pérennité des projets démarrés. Les participants prévoient, de leur côté, un retour au Marco dans quatre ans, mais leur plus grand rêve est de permettre aux Marocains de venir en Matawinie.

Des actions seront entreprises afin d’intégrer la jeunesse au sein des structures décisionnelles en Matawinie. Une commission jeunesse est en voie d’être créée. Elle servira de lieu privilégié pour le réseautage et de table de concertation entre intervenants et jeunes.