Dans une ville se trouvait un coiffeur qui ne travaillait que les matinées, et ne coiffait qu’un seul client par jour.
Un jour, il ouvrit son salon et voilà, un étrange client se présenta.
- Coupez-moi les cheveux dit-il.
Le coiffeur voyant la tête de son client couverte de boutons qui saignaient refusa. Comme tous les autres coiffeurs. Mais ce teigneux insista fermement. Notre coiffeur accepta, car son gain quotidien s’arrêtait après un seul client de la journée. Le travail fini, le coiffeur demanda son salaire, mais, son client répondit :
- Ferme ton salon et suis-moi.
Arrivé à un endroit peu fréquenté, le teigneux s’adressa au Coiffeur ;
- Ferme les yeux !
En ouvrant les yeux, il se trouva sous terre, devant la mère de son client folle de joie, embrassant son fils.
- Qui t’a si bien coiffé ? lui dit-elle. Récompense bien le monsieur et donne lui le petit chandelier. Aussitôt dit, aussitôt fait.
- Ferme les yeux !
Les yeux ouverts, le Coiffeur se trouva devant la porte de son salon, avec une petite caisse plein de louis d’or,
et le fameux chandelier. Miracle !! Le teigneux appartient à une famille des Jnounes : des esprits. Affolé, il regagna son domicile pris de peur et de joie.
Ainsi, le Coiffeur devint le plus riche de tous les habitants de cette ville.
La nouvelle se propageait, dans tout la ville, jusqu’au roi qui dépêcha un ministre pour éclaircir cette nouvelle qui intrigue tout le monde. Le ministre finit par s’introduire même chez le Coiffeur qui l’invita à une grande soirée.
Après un festin, le Coiffeur alluma le chandelier et, mystère ! Sept filles surgirent, très belles, tenant dans les bras, chacune une corbeille pleine de louis d’or !
Après avoir exécuté une danse extraordinaire, elles disparurent abandonnant le butin pour notre Coiffeur, dont la fortune ne cessait d’augmenter.
Le ministre, avant de prendre congé du Coiffeur, supplia ce dernier de lui prêter ce merveilleux chandelier. Il attendit le coiffeur impatiemment pour satisfaire sa convoitise.
Le moment venu, le ministre alluma le chandelier avide de voir l’incroyable miracle : sept personnages tout noirs vêtus surgirent, et le couvrirent d’une pluie de coups de matraque dont ils étaient armés. Le laissant à moitié mort, ils disparurent.
Après quelques jours de convalescence, il remit le chandelier au roi qui, à son tour, subit le même sort que le ministre qu’il condamna à mort et le chandelier revint à son propriétaire qui continuait à jouir tranquillement de sa merveille.
Conte traditionnel transmis par Ahmed EL MADADE.
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